17 octobre 1961: «Une journée portée disparue…»

Maurice Papon décide lors du conseil interministériel du 5 octobre de mettre en place pour tous les Algériens un couvre-feu entre 20 h 30 et 5 h 50.

Les cafés dans lesquels ils se retrouvent doivent être fermés à partir de 19 heures et tous les individus roulant en voiture faire l’objet de contrôle, les véhicules pouvant être confisqués pour vérification.

Les Algériens qui se rendent à leur travail pendant le couvre-feu doivent obtenir un formulaire de leur employeur, visé par le Service d’assistance technique aux Français musulmans d’Algérie (SAT).

Cette obligation permet à la préfecture de police de ficher 14 000 Algériens. Cet ordre administratif donné par Papon n’avait pas de statut légal, mais fut appliqué par la police.

La manifestation pacifique rassemble 30 000 Algériens qui protestent, à l’appel de la Fédération de France du FLN (clandestine), contre le couvre-feu imposé par le préfet Papon.

Cette manifestation est violemment réprimée. Plus de 11 000 personnes sont arrêtées dans la nuit. Entassés dans des bus, les Algériens sont transférés dans plusieurs centres de tri : le Parc des expositions, le stade Pierre-de-Coubertin et le centre d’identification de Vincennes.

Le bilan officiel de la préfecture de police est de 3 morts et 64 blessés

(source Le Monde.fr)

Montage réalisé à partir de l’infographie du Monde.fr :  » Les photos inédites du 17 octobre 1961« 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s