Hommage à Chic, maître du «crossover»

Just Out Of Reach, extrait de l’album de Chic Take It Off sorti chez ATLANTIC en 1981.

CHIC transpire la funk & la soul, le duo Bernard Edwards & Nile Rodgers a marqué bon nombre de générations, du studio 54 à NYC à la fin des années 70 au Pacha à Ibiza dans les années 2000.

La musique américaine avec sa classification par genre musicale garde encore les stigmates de la ségrégation raciale.

Michael Jackson est souvent donné en exemple comme maître du « crossover » avec le succès de son album Thriller et le fameux riff de guitare d’Eddie Van Halen sur le single Beat it.

Bernard Edwards & Nile Rodgers furent les maîtres incontestables du « crossover ».

Bernard Edwards & Nile Rodgers ont lancé ou relancé la carrière de beaucoup d’artistes blancs américains ou anglais.

De Madonna à David Bowie, n’en déplaise à Henry de Lesquen, les «nègres» Bernard Edwards & Nile Rodgers ont fait de la musique de blancs pour les blancs, sans pour autant revendiquer à l’époque la paternité du succès.

Dans le milieu fermé de l’industrie musicale américaine de la fin des années 70 au milieu des années 1980, Bernard Edwards & Nile Rodgers furent les faiseurs de tubes dans de nombreux genres musicaux.

Pour les heureux utilisateurs de Spotify, quelques exemples des productions diverses & variées de Bernard Edwards & Nile Rodgers :

Le génie de CHIC est justement d’avoir cassé les barrières des genres musicaux en prouvant que des afros-américains pouvaient arranger et produire des artistes blancs.

Plus qu’un riff de guitare pour appâter une audience WASP, comme le fit Michael Jackson, Bernard Edwards & Nile Rodgers ont marqué la musique et influencé une audience blanche…

Extrait de l’hommage de Philippe Manœuvre à ce génie de la basse Funk/Disco et producteur talentueux que fut Bernard Edwards:

« Putain les mecs Bernards Edwards est mort (…) Faut il aujourd’hui  brûler les basses? Bernard Edwards n’aurai pas voulu cela.

Né le 31 octobre 1952 à Greenville (Caroline) ce jovial compère rencontre Nile Rodgers en 1972.

Les deux hommes, guitare et basse font leurs classes dans un groupe funk bidon, les New York City Band.

Amis, compagnons, frères d’arme, ils enragent de frustration et se jurent d’inventer un nouveau son funk qui rendrait caduque James Brown, Funkadelic, Bootsy Collins et Hamilton Bohannon.

Fanatiques de Roxy Music et de Led Zep, Bernard et Nile, aidés par un batteur à la puissance exceptionnelle de frappe (Tony Thompson), couchent des démos fabuleuses d’inventivité.

Deux choristes Alpha et Luci se plient aux exigences des deux compères surdoués qui tricotent un mélange de riff roots carbonisées par des sanglots de violons moirés.

Comme toujours unanimes dans leur connerie, toutes les maisons de disques sans exception refusent la maquette de « Dance Dance Dance ». Qu’importe? Bernard et Nile investissent gros et font personnellement presser leur premier album (…)

Nous sommes en 1977 et la nuit néon vibre au rythme du Chic Groove. Du studio 54 au dernier bouge d’Alphabet City, tout le monde en réclame. Atlantic sort de sa léthargie et emporte l’affaire du haut du carnet de chéques personnel de Ahmet Ertegun.

Ce qui est okay: dés 1978 « Le Freak » de Chic devient le single le plus vendu de l’histoire du label avec six millions arrachés. Au passage Bernard Edwards invente un style de basse féroce.»

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La suite amputée de la nécrologie de Bernard Edwards par Philippe Manœuvre:hommag_2chic-x-large3

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