La cagoule, enquête sur une conspiration d’extrème droite

L’histoire de l’Organisation Secrète d’Action Révolutionnaire (OSAR) dit la Cagoule, organisation terroriste qui entreprit de renverser la République en 1936, demeure l’unique exemple en France d’une tentative de prise du pouvoir par un groupe fasciste.

À partir d’archives inédites, une enquête palpitante sur un épisode qui n’a pas encore livré tous ses secrets.

 Histoire d’un complot 

C’est au lendemain de l’échec de la manifestation du 6 février 1934, au cours de laquelle des milliers de manifestants d’extrême droite ont marché sur le Palais-Bourbon, que des militants activistes issus de l’Action française (mouvement royaliste et antisémite dirigé par Charles Maurras et Léon Daudet) décident de créer un mouvement insurrectionnel, le Parti national révolutionnaire.

Lorsque, le 18 juin 1936, le gouvernement du Front populaire de Léon Blum dissout les ligues d’extrême droite, ces dissidents nationalistes et anticommunistes entrent dans la clandestinité en créant un comité secret d’action révolutionnaire, la Cagoule, avec pour objectif la prise du pouvoir au moyen d’un putsch.

Tête pensante de l’Organisation Secrète d’Action Révolutionnaire (OSAR) Eugène Deloncle, polytechnicien décoré de 14-18, construit avec le soutien financier d’Eugène Schueller, le fondateur de L’oréal, son organisation sur le modèle de la franc-maçonnerie, avec ses rites et ses serments.

Ses bras droits dont Jacques Corrèze sont chargés du trafic d’armes, des contacts avec les entourages de Mussolini et de Franco, et de la collecte de fonds auprès des industriels inquiets du «péril rouge» (Renault, Lafarge, Cointreau, Saint-Gobain, Ripolin, Lesieur, Michelin…).

En novembre 1937, après une série d’attentats et d’assassinats, Deloncle invente la menace d’un coup d’état communiste orchestré par Staline pour entraîner les militaires dans l’aventure.

L’opération échoue.

Le 23 novembre 1937, Marx Dormoy, ministre de l’Intérieur du gouvernement du Front populaire, annonce la mise en échec d’une conspiration d’extrême droite visant à s’emparer du pouvoir avec la complicité d’une partie de l’armée.

L’Organisation Secrète d’Action Révolutionnaire (OSAR), qui regroupait environ 10 000 hommes, est démantelé.

Le procés de la Cagoule

Le 11 octobre 1948 s’ouvre devant la cour d’assises de Paris le procès des membres de la Cagoule, et de l’Organisation Secrète d’Action Révolutionnaire (OSAR)une organisation secrète d’extrême droite apparue dans les années 30.

Dans le box, quarante prévenus doivent répondre aux accusations d’assassinat, d’attentat, d’atteinte à la sûreté de l’état et de tentative de putsch…

Que sont-ils devenus ? 

Les principaux inculpés de la Cagoule sont libérés dès 1939 ; beaucoup se retrouveront dans l’entourage de Pétain.

Lorsque s’ouvre le procès de l’Organisation Secrète d’Action Révolutionnaire (OSAR), en 1948, la plupart sont en fuite, en Espagne notamment.

Mais l’esprit de la Cagoule va se perpétuer, notamment dans le putsch des généraux d’Algérie en 1961.

Et, en 1991, une curieuse affaire éclate : un membre du conseil d’administration de la société de cosmétiques L’Oréal révèle que son entreprise aurait servi de filière de reconversion pour d’anciens «cagoulards» membres de l’Organisation Secrète d’Action Révolutionnaire (OSAR)

Réalisation : William Karel
Conseiller historique : Frédéric Freigneaux

Coproduction : La Sept ARTE, France 3, Gaumont Télévision, La Compagnie des Phares et Balises

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